Votre enfant fait du Judo … et pas vous L
Qu'à cela ne tienne, voici quelques informations
utiles pour mieux appréhender son sport :
Ø
Le judo,
brève définition.
Le JUDO est
japonais. Il a été créé par Jigoro KANO
(1860-1938) au début du siècle et importé en France dans les années 40 par
maître Kawaishi qui l'adapta en créant les ceintures
de couleurs.
Le judo est un art martial. L'objectif premier est
donc : maîtriser l'adversaire. Transposer au sport cet objectif devient : faire
chuter ou immobiliser le partenaire.
Le judo, c'est la voie de la souplesse. L'idée
principale est de ne pas opposer sa propre force à celle du partenaire mais,
par une attitude souple et une réaction spontanée, d’ajouter les deux forces
pour le déstabiliser. Si le partenaire me pousse je le tire. S'il me tire je le
pousse. Cette méthode implique pour celui qui prend l'initiative (appelé TORI) sur
l'autre d'être rapide, stable et de maîtriser la technique d’une prise qui fait
chuter. Pour celui qui subit (appelé UKE, prononcer ouké)
de maîtriser l'art de la chute et du "brise chute" (UKEMI) pour ne
pas se faire mal en tombant.
Il existe des techniques d'immobilisation interdites
chez les plus jeunes, permettant de maîtriser le partenaire par un étranglement
(respiratoire ou sanguin) ou par un clef de bras au coude (hyper extension du
bras au niveau de l'articulation du
coude).

Ø
La
pratique.
Le judo se pratique sur un tapis (le TATAMI) dans une
pièce appelée le DOJO. La tenue est simple : un KIMONO (pantalon et veste de
couleur blanche). Une ceinture ferme la veste. Sa couleur renseigne sur le grade
de la personne qui pratique (le JUDOKA). Pour les filles, il est permis de
porter un tee-shirt blanc sous la veste. Le Kimono doit être à la bonne taille
(les manches doivent arriver aux poignets les bras tendus, le pantalon aux
chevilles).
Le judo est un sport de contact, le KIMONO sert pour
toutes les séances :
è Il est
important d'avoir une très bonne hygiène du corps et d'avoir un Kimono toujours
propre !
Le judoka salut souvent. C'est la marque de respect
des arts martiaux japonais. Respect des lieux, respect du professeur, respect
des partenaires, respect de soi. Donc le judoka salue : lors de l'entrée sur un
tapis, pour le début du cours et d'un combat, pour la fin du cours et d'un
combat et pour quitter le tapis. Souvent l'ordre de salut est donné par le
professeur (c'est le REI, prononcer ré).
Ø
Le judo :
le physique, la technique … et les combats !
Pour être souple et dominer son partenaire, il faut
être physiquement préparé. C'est pourquoi les judoka travaillent leur physique
(c'est la première partie d'un cours). Il faut être endurant, avoir des jambes
et des bras solides, des abdominaux et un cou résistants.
Il faut connaître les techniques qui vont permettre de
déstabiliser le partenaire pour le projeter, l'immobiliser ou le contrôler
(c'est la deuxième partie du cours).
Il faut enfin savoir mettre en pratique, même quand le
partenaire n'est pas franchement d'accord. C'est l'objectif des combats. Ceux
faits en fin de cours, hors compétition, s'appellent des RANDORI.
Ø
Les
compétitions.
Votre enfant fait une compétition. Vous regardez, mais
comment ça marche ???
La compétition a lieu sur le tapis dans un carré dont
les dimensions dépendent de la catégorie.
2 à 3 personnes sont "à la table" devant le
tapis. Ce sont les commissaires sportifs. Ils ont pour mission de comptabiliser
les points, de renseigner la feuille des combats et de tenir les différents
chronomètres.
2 personnes sont assises au coin du tapis ! Ce sont
les juges
qui surveillent le combat et qui donnent des informations complémentaires à
l'arbitre. Ces personnes sont importantes car si elles émettent un avis
différent de celui de l'arbitre, celui-ci est obligé de les suivre selon la
règle des 3 (qui dégage toujours une majorité).
Enfin l'arbitre anime le combat, attribue
les points et les pénalités, en respectant le règlement en vigueur dans la
catégorie et en tenant compte de l'avis des juges. Il donne ces ordres aux
combattants et aux commissaires sportifs.
Pour débuter le combat, l'arbitre indique HADJIME
(prononcer adjimé) aux combattants. Il indique MATTE
(prononcer maté) pour stopper temporairement, SORE MADE (prononcer soré madé) pour finir le combat.
Le gagnant est celui qui marque le point (IPPON). A ce
moment là, l'arbitre annonce IPPON et lève le bras.
La durée des combats est fonction de la catégorie.
|
Durée des combats |
Poussin |
Benjamin |
Minime |
Cadet |
Junior |
Senior |
|
FFJDA |
- |
2' |
3' |
4' |
4' |
5' |
|
UFOLEP |
1'30 |
1'30 |
3' |
4' |
4' |
5' |
Si un combattant marque un point qui n'est pas décisif
mais qui lui offre quand même un avantage, l'arbitre annoncera, par ordre
d'importance : KOKA, YUKO ou WAZA-ARI. Deux WAZA-ARI valent un IPPON, mais deux
KOKA ne valent pas YUKO et deux YUKO ne valent pas WAZA-ARI.
Lors des projections la valeur des avantages est
définie comme suit :
|
Valeur pour TORI |
IPPON |
WAZA-ARI |
YUKO |
KOKA |
|
Quand UKE |
tombe fort sur le dos |
tombe sur le dos mais pas
très fort ou tombe fort sur le côté |
tombe sur le côté |
tombe sur les fesses |
|
L'arbitre indique |
|
|
|
|
Si un combattant fait une chose interdite, il sera
sanctionné. Chez les plus petits, un avertissement est donné avant la sanction.
Si le combattant A est sanctionné une première fois, l'arbitre annoncera SHIDO
et le combattant B sera crédité d'un KOKA. Pour le deuxième SHIDO il aura un YUKO,
pour le troisième un WAZA-ARI et pour la 4ième sanction le
combattant A sera éliminé, l'arbitre annoncera HANSOKU MAKE (prononcer ansocou maqué). Le combattant B aura gagné.
Même chez les plus petits, le combat peut se terminer
au sol. Un combattant prend l’ascendant sur l’autre en l’immobilisant, dos à
terre. Dans ce cas l’arbitre annoncera OSAE KOMI. Si le combattant dominé
n’arrive pas à s’extirper de l’immobilisation avant un temps fonction de la
catégorie, l’arbitre annoncera IPPON. Si le combattant dominé arrive à sortir
de l’immobilisation, ou à crocheter une jambe du dominant avec ses propres
jambes ou bien encore s’il arrive à faire sortir les deux combattants du carré
réservé à la compétition, alors l’arbitre annoncera TOKETA qui met fin au
décompte de temps d’immobilisation. En fonction du temps passé immobilisé,
l’arbitre annoncera Waza-ari, Yuko,
Koka ou rien du tout si l’immobilisation était trop
courte.
|
Durée d'immobilisation |
Poussin |
Benjamin |
Minime |
Cadet |
Junior |
Senior |
|
IPPON |
20s |
20s |
20s |
25s |
25s |
25s |
|
WAZA-ARI |
15 à 19s |
15 à 19s |
15 à 19s |
20 à 24s |
20 à 24s |
20 à 24s |
|
YUKO |
10 à 14s |
10 à 14s |
10 à 14s |
15 à 19s |
15 à 19s |
15 à 19s |
|
KOKA |
5 à 9s |
5 à 9s |
5 à 9s |
10 à 14s |
10 à 14s |
10 à 14s |
Lors des compétitions, il est important de
différencier les combattants. Pour cela, ces derniers mettent une ceinture
supplémentaire. Elle est rouge pour le premier appelé, blanche pour le second.
La table de marquage fait apparaître un décompte pour le combattant rouge (qui
est à droite de l’arbitre et à gauche des commissaires sportifs) et un pour le
combattant blanc. Au niveau international la différence se fait par la couleur
du kimono (bleu et blanc).